Coach, fin de journée. Tu arrives à l’aréna pour ta pratique de 50 minutes. Quelques absents, un tournoi qui approche… mais cette fois, quelque chose est différent.
Tu ouvres ton plan de saison.
Et là…
Tout est clair.
Tu sais exactement quoi travailler. Et surtout, pourquoi.
Le feeling que tous les coachs recherchent
Tu ne te demandes plus :
- Est-ce que je fais des sorties de zone ?
- Est-ce que je travaille le positionnement défensif ?
- Est-ce que je fais des mises au jeu ?
Ces questions-là n’existent plus.
Parce que tu connais tes priorités.
Et tu t’y tiens.
Le vrai problème avec un plan de saison
Un plan… c’est facile à faire.
Mais un plan qui vit sur la glace ?
C’est autre chose.
Tu peux avoir 60, 70 objectifs dans ta saison. Mais soyons réalistes : tu ne peux pas tout travailler. Et encore moins en même temps.
À un moment donné, il faut choisir.
La règle simple qui change tout
Entre 3 et 5 priorités.
Pas plus.
Ces priorités doivent être réparties dans trois grandes catégories :
- Technique / tactique
- Team building
- Gestion d’équipe
Pourquoi pas plus ?
Parce qu’au-delà de 5… ton effort devient dilué. Tu touches à tout, mais tu n’approfondis rien.
Comment faire les bons choix
Quand tu regardes ta liste d’objectifs, ce n’est pas toujours évident de prioriser.
Voici 4 questions simples pour t’aider :
- Qu’est-ce que mon groupe doit absolument travailler maintenant ?
- Est-ce que j’ai le temps de bien enseigner cette priorité ?
- Est-ce que ça va avoir un impact direct sur l’équipe ?
- Est-ce que je garde un bon équilibre global ?
Parce qu’une priorité aujourd’hui… peut devenir secondaire dans deux semaines.
Et c’est normal.
Savoir s’adapter : le vrai test
Imagine ceci.
Tu avais planifié deux priorités importantes :
- le système défensif
- le cycle offensif
Tout est prêt.
Mais soudainement… ton nombre de pratiques est coupé en deux.
Tu fais quoi ?
Tu survoles les deux ?
Ou tu en choisis une… et tu t’y engages vraiment ?
Le choix stratégique
Choisir, c’est renoncer.
Mais c’est aussi progresser.
Dans ce genre de situation, mieux vaut investir pleinement sur une priorité que d’en survoler deux à moitié.
Une priorité mérite du temps.
Sinon… ce n’est pas une priorité.
Discipline : là où tout se joue
Tu peux avoir les meilleures priorités au monde…
Mais si tu ne les respectes pas sur la glace, ton plan ne vaut rien.
Exemple simple :
Tu avais prévu travailler l’approche au porteur.
Mais arrivé à la pratique, tu changes ton plan pour faire des sorties de zone.
Pourquoi ?
Parce que c’est plus “intéressant”.
Résultat : ton plan prend le bord.
La règle d’or en pratique
Investis entre 50 % et 75 % de ton entraînement sur tes priorités.
Concrètement, sur une pratique de 50 minutes :
👉 25 à 30 minutes = tes priorités
👉 Le reste = révision, jeux, concepts secondaires
C’est là que ton plan devient concret.
Et quand un objectif progresse ?
Tu n’as pas besoin de le marteler à 100 %.
S’il est en bonne voie :
- Retire-le du bloc prioritaire
- Continue de le travailler dans tes blocs secondaires
Exemple :
Tu travailles le repli défensif comme priorité. Ensuite, tu l’intègres dans d’autres exercices.
Résultat :
Tu reinforces sans alourdir.
Créer des liens (le secret souvent oublié)
Un des plus gros leviers comme coach :
👉 relier le collectif et l’individuel
Exemple :
- Objectif collectif : sorties de zone
- Objectif individuel : récupération de rondelle
Assure-toi que tes exercices incluent les deux.
Quand les joueurs voient ce lien…
👉 leur engagement augmente immédiatement.
Adapter selon la réalité de ta semaine
Toutes les semaines ne sont pas égales.
Semaine légère :
- 2 pratiques → 2 priorités possibles
- Temps pour ajuster, corriger
Semaine chargée (matchs, tournoi) :
- Simplifie
- Garde 1 priorité
- Fais des rappels rapides
Ce n’est pas le moment de tout changer.
Quand tout déraille
Parce que ça va arriver.
Horaire modifié.
Absences.
Blessures.
Ton plan bouge.
Et c’est correct.
Tu peux repousser une priorité.
Même en éliminer une.
Mais ne perds jamais de vue ce que tu veux enseigner maintenant.
La différence entre théorie et impact
Tu peux avoir la meilleure liste d’objectifs au monde…
Si tu ne choisis pas tes priorités et que tu ne leur donnes pas du temps :
👉 ça reste théorique.
Mais quand tu choisis 3 à 5 priorités et que tu t’y engages :
👉 tu simplifies ta saison
👉 tu gagnes du temps
👉 tu réduis ton stress
👉 tu augmentes ton impact
À retenir
Fixer des priorités, ce n’est pas rigide.
C’est vivant.
Un bon coach, c’est quelqu’un qui ajuste, qui s’adapte… et qui garde le cap.
Prochaine étape
La vraie puissance vient ici :
👉 ajuster tes priorités en cours de saison
Et ça passe par une chose :
la rétrospection.
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Steve Lauzon
Loz | Hockey
stevelauzon@lozhockey.com

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